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Comment travailler ses contenus photos avec un blogueur

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Les 5 et 6 février, se tenait, à Saint-Raphaël, la sixième édition du salon du eTourisme, Voyage en Multimédia. J’ai donc eu la double charge d’y représenter le Collectif, et de participer à un atelier sur la photographie. Les problématiques étaient simples : proposer des pistes sur le thème du travail avec un blogueur, comprendre quels types de photos nous pouvons produire, pour quels objectifs et quels supports. Je vais donc ici vous livrer un petit résumé de mon intervention.

Avant toute chose, il faut rappeler que, dans sa définition intrinsèque, le blogueur est un passionné du partage (c’est ce qui l’a amené à bloguer !), et qu’il sera amené à être photographe avant tout pour lui-même. Pour autant, tous les blogueurs ne sont pas photographes. Si, personnellement, j’ai choisi de faire de la photo l’axe principal de mon blog, et si, au Collectif, nous soignons toujours le visuel, certains blogueurs privilégieront le texte, la vidéo, ou même l’audio. Chaque blogueur trouve la façon de s’exprimer qui lui correspond le mieux, l’outil avec lequel il est à l’aise, le support de sa sensibilité. Et si j’insiste là-dessus, c’est parce que nos sensibilités personnelles sont au cœur de nos travaux, quels qu’ils soient : nous mettons l’émotion au service de nos récits.

La photo selon le blogueur

Le blogueur n’est donc pas toujours photographe professionnel mais, souvent, il s’applique à produire des images à mi-chemin entre la photo de touriste, et la photo professionnelle : nos lecteurs attendent des images qui font rêver, certes, mais pas seulement.

Loin des images paradisiaques

En effet, ce qu’on attend d’un blogueur, c’est une expérience personnelle. Dès lors, ses photos ne doivent surtout pas ressembler à des images publicitaires. Le futur voyageur doit pouvoir s’identifier sans avoir l’impression de feuilleter un prospectus d’agence touristique !

A titre d’exemple, voici une image que j’ai prise en Islande et qui a bien marché, tant sur les réseaux sociaux qu’en exposition. Le ciel dense ne dissuade pas les gens de partir effectuer le même trek, loin de là : ils se disent « si ça ressemble à ça quand il fait mauvais, ça vaut quand même le coup d’y aller ! ».

L’histoire derrière l’image

L’une des particularités de la photo de voyage par un blogueur, c’est aussi bien souvent la légende. Parfois, celle-ci est même plus importante que l’image en elle-même : l’image est le support de l’histoire, le prétexte pour partager une expérience.

Ainsi, l’image ci-dessous ne présente pas un intérêt extraordinaire. Il s’agit de quelques personnes regardant le coucher de soleil dans le centre de Lisbonne. Mais la photo a suscité un très bon taux d’engagement sur Facebook, avec de nombreux commentaires. Pourquoi ? A cause du texte joint qui raconte le contexte : le premier petit voyage avec ma fille de 4 mois et les changements que cela occasionne.

L’implication personnelle invite au partage d’expériences.

Travailler avec les blogueurs

Pour une marque, travailler son contenu avec les blogueurs nécessitera un ensemble de questions, et nous ne le rappellerons jamais assez : il faudra cibler ! Bref, parcourir le blog, discuter, et s’assurer que les intérêts du blogueur correspondent à vos attentes, que son travail correspond à l’image que vous voulez avoir.

Utiliser les hashtags pour relayer du contenu sur les réseaux sociaux

C’est le plus facile à mettre en place, et cela ne concerne pas que les blogueurs mais l’ensemble des utilisateurs. C’est un bon moyen d’alimenter quotidiennement ses réseaux sans avoir besoin d’une photothèque : l’utilisateur accepte tacitement le partage de son image dès lors qu’il utilise le hashtag (attention : cela ne veut pas dire qu’il cède ses droits !).

Ci-dessous, un exemple : le Yukon. Le compte du Canada, comme ses régions, travaille à partir d’un hashtag décliné : #ExploreCanada, #ExploreYukon, etc. Du coup, lors de notre voyage en ces terres, nous avons naturellement utilisé le hashtag #ExploreYukon, et le compte a régulièrement repris nos images en créditant nos comptes instagram.
Au-delà de l’aspect légal, le crédit permet non seulement de « récompenser » le photographe (qui aura alors envie de continuer à utiliser le hashtag dans l’espoir d’être à nouveau partagé) mais aussi de proposer au follower de poursuivre le voyage : libre à lui de cliquer sur le crédit pour découvrir nos autres images de la destination.

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Relayer l’article

Là encore, c’est très simple à mettre en place : il suffit de faire une veille sur la destination et de partager le contenu créé autour d’elle. L’exemple ci-dessous est la page Facebook de la Norvège mais, selon moi, toutes les destinations devraient systématiquement repartager les articles des blogueurs qui ont visité la destination : c’est encore le meilleur moyen de convaincre le pas-encore fan !

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Acheter les photos

Partager une photo ou relayer un article ne pose aucun problème légal. Par contre, il est impossible d’utiliser les photos d’un blogueur (ou de n’importe qui) pour animer une page, même en le créditant.

Quand le travail d’un blogueur vous plaît, rien n’empêche de lui acheter ses images, ou de le missionner pour en produire. C’est ce qu’il s’est passé avec le Kenya : We Like Travel, qui gérait l’opération visant à lancer leur page facebook, m’a envoyée sur place pour réaliser 200 photos. Un bon moyen d’avoir un peu d’unité dans sa photothèque pour commencer.

Opération de communication

Lorsque le Collectif est parti en Catalogne, nous avions prévu une grande campagne sur tous les fronts : du live sur les réseaux sociaux aux articles sur nos blogs, de la soirée au film, et bien sûr, le package comprenait quelques photos qu’ils ont pu utiliser sur leurs réseaux sociaux mais aussi sur le blog de la destination.


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Confier les rênes

La suite logique, c’est de profiter du contenu créé par le blogueur, et également de ses compétences. Ainsi, lors de nos voyages en Allemagne, nous avons tenu le compte instagram de l’Office du Tourisme. Ce fut l’occasion d’animer le compte en proposant aux followers de suivre nos voyages. Et pour le Grand Bivouac 2013, nous avons proposé… de jouer les blogueurs ! Hé bien oui, puisqu’on blogue déjà sur nos propres sites, pourquoi ne pas nous demander de bloguer sur un autre support ?

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